Ok.

“Notre véritable pulsion c'est le sexe, et non la reproduction, de la même manière que le véritable instinct de l'écureuil, c'est de cacher des noisettes et non pas de planter des arbres”

http://www.sexactu.com/


Bien le bonsoir à toutes et à tous
Je vous serais grée, si vous y consentez, de me lire sous l'influence de ces pages web : http://www.deezer.com/#music/result/all/portishead
http://www.deezer.com/#music/album/102660

pourquoi faire les présentations et des conditions alors que mon inspiration ne suit pas ?

" a wooooman "


pourquoi l'inspiration me fuit toujours aussi souvent après les quelques clics qui m'amènent ici ?

donc vous aurez droit à un article de plus décousu et pourtant guidé par le même besoin de m'exprimer sur tout et rien

cette phrase est elle recevable ?


j'ai rêver d'un bus
une grande route pleine de pins
du soleil
de la montagne et la mer entremêlées
j'ai senti la présence de la plupart des jeunes personnes de ma connaissance
de mon entourage
de mon enrobage


j'ai vu en songe
mes souvenirs de gymnaste
et la fiction qu'ils m'ont inspiré

sur la manière de replier sa main


mes mots perdent-ils de leur valeur ?

je me sens tourmentée
mais si calme
si prête à l'accepter

je ne saisis pas ce revirement

ça bouillone paisiblement
rien ne brûle

je me sens
sage
paisible

non le tourment ne peut pas être le bon terme dans ce cas

je remet toujours les mots en questions

tous irrecevables

ma tête se vide, à force de n'y recevoir plus rien ni personne

j'aime la façon dont mes phrases s'extirpent naturellement de leur réceptacle
mais je m'en veux de manquer aux règles de bonne écriture ( bienséance ? )

comment puis je encore parler si tous mes mots me quittent ?

si
tous
mes maux
me quittent ...


que suis-je sans douleur ?

je trouve le manque de douleur fade
pourtant je n'ai souvent aspirer qu'à cela

avez vous conscience de l'intimité de mes pensées dont je vous fait part ?

est ce que je me pollue à vous les exposer ?
ou est-ce vous que j'insupporte à les supporter ?


combien d'objets jaune ai je répertorié en ce jour ?


que dire que dire ...

est-ce une obligation que je ressent à combler ce blanc ?
est-ce une réelle envie de m'exprimer?
est une simple incapacité de le faire correctement ?

n'ai je vraiment rien a DIRE ?

tout ce tumulte

toutes ces idées dans ma tête
qui s'entrechoquent

et que je REJETTE


pourquoi est ce que j'analyse tout

pourquoi cette manie

d'observer, d'analyser, de catégoriser, de scruter, de guetter, de trier, de ranger

pourquoi m'enchainer à tout décortiquer de la sorte


"Une fois dehors, il les conduisit par toutes les allées et contre-allées, leur laissant à peine le temps de formuler les éloges qu'il recherchait, attirant l'attention sur chaque point de vue avec une minutie dans l'examen qui en excluait toute la beauté "

Orgueil et Préjugés - Jane Austen ( et oui je m'y met enfin !!!)


Le flou est il plus savoureux ?

le mystère attire, c'est indéniable

mais est-il condition le bonheur ?

quel est le goût du bonheur ?

est-ce un gout particulier, excluant tous les autres, ou une saveur équilibrée qui peut tout réunir ?

est ce qu'on peut s'en lasser
comme on s'accoutume au sel ?

comme on s'écoeure de la quiche lorraine avec le temps ?

" Il danse, il n'a plus peur
...
dis enfin " je t'aime !" à cette vie "

" Ramons tous !!! A la même cadence !! "



non non non


tout ce mystère

tout ce flou

tout ce détail

quel cocktail ....

qu'ai je le droit d'éprouver ?

qu'éprouve je ?


que prouve je ?





que cette langue fourchue me soit pardonnée
elle est née infirme et ne sait pas se conformer

même quand elle se tait
ce qu'elle engendre n'est pas à reformuler



ai je un langage propre ?

je ne sais rien de vos têtes

je ne sais rien de vos pensées

quelques fois quelques éclairs, quelques aboutissement m'ébahissent ...

comment puis je savoir si je ne suis pas folle ?
je ne comprend pas l'esprit

cette chose vaste, qui formule à demi mots des sensations aussi vagues

mais bon sang où sont les mots ?!!!

je ne comprends pas !!!

je laisse mon impuissance se dissoudre dans mes larmes
qu'est ce que penser ?

pourquoi ne puis je avoir la preuve que c'est le cas de tout le monde ?

est-ce que vous aussi ça va aussi vite,
est ce que vous aussi les images, les souvenirs vous assaillent, même sans raison et sans rapport
est ce que vous aussi vous concevez aussi bien les nuages venir, le gris s'annoncer

suis je plus simple encore que la normale ?
ou du côté de l'ésotérique ?

je sent des choses
je sent les choses

mes rêves, mes sensations me préviennent ...

suis je folle, suis je omnibulée, est-ce une quête infinie de différence ?

c'est sûrement ce que vous pensez

non

c'est

ce que vous pensez


pourquoi suis je tant assurée de votre avis alors que je doute même de votre capacité à songer ?

peut-être que je le considère comme un automatisme
une évidence
ça confirmerai que vous ne comprenez pas
que vous ne pensez pas

je n'insulte pas

je ne condamne pas

dumoins je m'y efforce




" Je n'arrive pas à y croire que c'est déjà fini !!! Quand je pense à tout ce que j'aurais à raconter !!!"

" Et moi ...Tout ce que j'aurais A TAIRE "

.

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# Posté le vendredi 20 février 2009 14:34

Mon studio est un écosystème unique

Mon studio est un écosystème unique
Oui c'est laid, fillesque, niniche, illisible, pas drôle, mais au moins je peux faire mumuse !

J'aimerais bien continuer comme ça, alors sûrement que, pour le confort de tous, oui un jour j'installerais Photoshop et, au moins pour les couleurs, vous grincerez peut-être moins des dents.

# Posté le mardi 17 février 2009 08:24

Les Pwick sont des déviants

Les Pwick sont des déviants
Ne vous moquez pas ...
c'est un essai, c'est RM qui m'a inspirée sans le savoir :p
et peut-être parce que je traine trop sur le blog de Maliki ^^

# Posté le lundi 16 février 2009 17:14

Modifié le mardi 17 février 2009 07:30

Moskau - Dschinghis Khan

Ou sinon, mon humeur du moment peut parfaitement être traduite par .... ça :

# Posté le dimanche 15 février 2009 17:03

Walls

je ne veux pas m'exprimer en français
je ne sais rien de cette langue
je suis trop malhabile

l'anglais est plus subtil
mais je n'en maitrise rien

pourtant ce sont bien des mots qui parcourent mon esprit
des sons qui se mêlent et s'entrechoquent

je suis dans un grand tourment

je touche à l'origine de la terre

au plus grand mal de la vie
de la nature, de l'univers, de tout

c'est la contemplation

j'observe de mes faibles intermédiaires, prunelles tournées vers le monde
tout ces phénomènes, ces agitations physiques ... moléculaires

ma tête s'emballe de tant d'images
d'un flot continu de signaux électriques
les convertissant en pensée, en rêve, en souvenir

en sensations

je suis parcourue d'ondes
je ressent chaque parcelle de ma peau, de mon milieu intérieur
je ressent la pression sur la paroi de mes poumons, mes veines qui enflent, la sueur qui afflue dans mes mains
avec une telle clarté
que je les revois aussi et bien sûr dans ma tête

je n'ai plus les mots
je n'ai plus que ma pensée
je n'ai plus que ma tête
alors que je suis folle
et que je passe pour l'avoir perdue

je n'ai plus que ça, pour capter, ressentir, analyser

mon corps n'est plus qu'un intermédiaire, un messager

Enfin,
les mots affluent , affluent en masse, se pressent comme des fanatiques à un concert de rock à scie musicale,
envahissent
prennent possession de la moindre parcelle de mon cerveau
dirigent et commandent à tous mes neurones
me bombardent d'adrénaline

ça cogne contre mes tempes
ça se remplit, c'est si vaste,
les cellules utilisent leur élasticité comme celles des muscles de la vessie

tous ces mots dans tous les sens,
ils paraissent tous être là pour l'occasion,
tous réunis, même face à leurs contraires

ils tourbillonnent tels le colibri de pocahontas,
tout en s'imprégnant en moi comme du goudron fondu

je ne contrôle plus rien
je ne peux que laisser défiler ce flux
de mot tranchants ou charmants
d'images flou et si pertinentes

tout vibre si vite, comment réussis-je encore à tant capter ?
je sent mes jambes faiblir, leur sang a sûrement dû été réquisitionner pour l'évènement
aussi mon corps s'affaisse mais sans douleur
il me faut un autre réservoir
alors je sombre et m'endors
pour accueillir les retardataires
dans le creux de mes rêves.


La pensée est une onde.

# Posté le samedi 14 février 2009 11:21

M'Effacer - Abd Al Malik

" Je pourrais bien brouiller les pistes
changer cent mille fois de visage
rayer mon nom de toutes les listes
et m'effacer du paysage "


(pas forcément de rapport avec moi pour une fois)

et encore une : Céline , pour la route et surtout parce qu'elle exprime plutôt bien pourquoi cet artiste m'interpelle (merci spirits!).

# Posté le lundi 09 février 2009 14:41

Modifié le lundi 09 février 2009 15:28

Il se rêve debout - Abd al Malik

Il se rêve debout
et
et ça lui va pas bien
parce que
parce que sans geste ni paroles
il te restes rien
rien qu'un coeur
et je peux te dire qu'avec
qu'avec cet oeil
des fois
des fois on voit rien de bien

[...]

y'a des moments comme ça dans la vie
où c'est tout ou bien rien

[...]

parce que ça change tout
d'être obligé de vivre à condition
à condition que les autres ils se trompent pas

quand ils interprètent votre partition.


Il se rêve debout - Abd al Malik

# Posté le jeudi 05 février 2009 16:44

Crépuscule

Crépuscule
Dans un tourbillon d'images,
le goût de l'air humide et naturel
des forêts et de ces paysages divins
m'atteignent les odeurs des pins et de la terre
subtilement réchauffés par le soleil
et bercés par la mélodie du vent.

L'enivrement de la musique l'emportant
ponctué par les assauts de la pluie
qui de sa mélodieuse voix
recouvre tout d'une brume étincelante

# Posté le dimanche 01 février 2009 16:37

Le Déclic.

Je me levais. Je sentais la réalité m'atteindre, les sensations m'assaillirent, la lumière, les odeurs, me sortant de mon doux sommeil, du chaud réconfort de mon nid qui me procurait toujours et avec certitude des rêves plus que tentants. Et en effet, je sentis. Je la sentis. Elle était là ! Elle ! Non c'était une réalité qui dépassait le confort de mes draps, qui m'étouffais de chaleur, de joie, d'émotion. Une chose si lointaine, si enfouie dans ma mémoire que c'était surtout la surprise d'une telle retrouvaille qui guidait le tout.
C'était comme naître. Mais moi je me réveillais, juste, vivante.
Je n'y avait même pas pensé, je n'avais pas espérer de telles choses. Mais elle était là, en face, penchée sur moi, et à côté aussi, ou même assise en tailleur, joyeuse, face à moi au bout du nid, elle était partout.
Chaleureuse, elle se dandinait, comme si sautiller aurait été l'accomplissement le plus évident du bonheur. Elle me fascinait, ça faisait si longtemps... Je ne l'avais pas oubliée, je me justifiais intérieurement, ça avait été nécessaire de la refouler dans un coin de mon esprit, de ne même pas laisser de place à l'espoir ... Ça n'avait pas été un choc brutal de la perdre, il n'y avais pas de date d'anniversaire de son abandon, pas d'évènement perturbateur en particulier à regretter. Elle était partie à la fois petit à petit et à la fois d'un seul coup, quand on se rend compte qu'elle n'est plus là. Comme ce matin, où moi, je me rends compte qu'elle est là. Revenue, come back, welcome home, alors c'était bien les vacances ?
- Bonjour.
Petit rire.
- Je suis contente ... Oh mais tu as changée ?
Petite lueur sur les joues. Tout paraissait toujours petit et mignon chez elle, provoquant pourtant d'immenses conséquences ...
Tes cheveux ont poussés ... mais tu as le même sourire, espiègle, de petite fille... On sort ?
Petit acquiescement enjoué.
En fait la lumière que j'avais ressenti, pourtant si semblable à celle de tous les (autres) jours, ce n'était qu'elle, sa chaleur, et je constatais donc qu'il était 5h du matin, où irons nous ?
Elle ne paraissait pas pressée, en fait moi non plus, je savais qu'une fois réunies, qu'une fois séparées mais réunies quand même, elle resterait toujours, toujours avec moi, toujours ensemble.... Dieu que ce mot était délicieux, je me le répétait avec délectation laissant mon corps à ses réflexes de prendre une douche et de remettre le nid en ordre.
J'arrêtais là mes réflexes acquis avec les années d'expérience, d'oubli, de replis, qui m'aidaient à vider mon esprit, pour retrouver le contact familier des habits que j'avais laissés dans un coin de l'armoire, entassés sous toutes les choses normales accumulées entre-temps. J'enfilais donc ma tunique épaisse de velours marron clair et un manteau noir, très strict... ho cette chaleur envahissante, enivrante... comme elle ... d'un autre temps, d'un autre monde.
Je luis souris, et nous sortîmes. Je voulais que ce soit elle qui me guide, redécouvrir sa démarche assurée.
On se sortit du centre en quelques temps, elle était à côté, au loin devant et tout près derrière moi, à guetter mon souffle. Le vent frais qui caressait mes joues ainsi revigorées, mon ombre devant moi, comme si je tournais le dos à la lueur des réverbères, comme si je fuyais la lumière, paisible, en me dirigeant vers la douleur... Comment des phénomène physiques pouvaient ils faire preuve d'une telle ironie ?!
On atteignit bientôt les quais, en descendant les larges escaliers, elle se focalisa sur la longue étendue de béton qui s'offrait devant nous, léchée par l'eau toute proche. Un frisson m'envahit puisqu'elle fermit les yeux, et s'estompa quand elle les rouvrit. Mon coeur bondit avec elle quand elle s'élança dans une course éfrénée dont elle ne voudrais jamais s'arrêter, et moi non plus d'ailleurs.
On courrait en ligne droite, dans la nuit, victimes du reflet de la lune sur l'eau, le vent, le froid, l'air humide, son rire, le poids de mes cheveux livrés à eux même dans une telle activité. C'était quelque chose d'iinouie, de tellement nouveau, même avant ça me paraissait plus pâle. Toutes ces sensations s'emparèrent de ma gorge, de ma peau, de mes muscles, mes yeux pleuraient sous l'effort, mon coeur battait battait, on aurait dit qu'il cognait et tappait comme une cloche de récréation. L'effort. Heureusement qu'elle était revenue, parce que, et j'en étais sûre depuis si longtemps, sinon je ne l'aurais plus jamais ressenti. J'aurais continué mon existence de légume, de chose monocorde, à réflexe, qui se laisse guider, qui fuit ses propres pensées, qui fuit l'espoir et l'éventuelle construction d'un avenir meilleur.
Pourquoi était elle revenue ? était une accumulation du temps ? J'étais pourtant certaine de l'avoir connue trop tôt, donc de la retrouver trop tard.
Je m'occupais à ces reflexions parce qu'elles m'étaient enfin permises, et pour laisser mon corps courir et ressentir de vraies choses sans que je le bloque dans son infernale mécanique du reflexe.
Il me falait , pour élucider ce mystère, me concentrer sur ce qui avait changé ces derniers temps ... c'était plutôt ardu .... depuis des années que je m'étais enfermée... il y avait bien quelque chose auquel je m'étais accrochée pour survivre, pour la construire, pour la garder, pour l'attendre ...
Une couleur me vint, jaune, éclatante, le soleil. Ce lieu, ma maison du soleil, datant de sa présence. Humm.. les lieux d'accord, alors, ces derniers temps ? les lieux ? ....
Cette fois c'était le bleu, le bleu clair, mélangé à du blanc, c'est froid ... la glace , la solitude .. l'exclusion ... ha oui, avant . Avant elle, avant qu'elle n'existe même, peut-être le premier endroit où elle avait commencé à germer, dans un environnement hostile avait poussé une graine si puissante... l'exclusion, la solitude, l'appréhension.. l'espoir, l'espoir d'un autre monde, le découvrir seule, le tater, se renseigner ... Lire.
le soleil sur cet autre nid, un peu de nourriture, et la substance de mes reflexions, de ma construction. Un livre simple, mais efficace, une histoire passionnante, mêlant de tout, de l'amour, de l'aventure, de la joie, de la peur, des amis, de la famille, des ennemis. Des gens et des choses.
Bon début.
Marron. La terre, les minéraux, les plantes, l'eau, la vie. Les origines, l'histoire, les déductions, les hypothèses... La boue, le chemin difficile, la compréhension... ça c'était la partie "accouchement", le plus dur mais le plus passionant, c'était là que commençai réellement la référence aux lieux, au besoin de s'ancrer.
Un éclair de violet , bref, violent, brutal, asphyxiant ... brulant. De la haine, de la deception , du rejet ... Une fausse couche ? C'était un si bon départ ... Mais c'était au tour du jaune de réapparaitre, flamboyant, veillant au dessus de ma tête, au sourire, à la joie, aux couleurs vives, à la découverte... Les gens, les émotions, les sensations, les sentiments, les rencontres, tout avait fusé d'un coup comme si ça avait été sous pression et libéré d'un bloc.
Sombre. je sentais mes muscles tirés, ma respiration s'emballée, ma tête s'engourdir.
Tout était sombre, toujours là, obscure, mais voilé.
Pendant quelques mois le vide, et pourtant c'était sa plus belle période, son apogée, à partir de là je prenais conscience de sa maîtrise sur moi, que de la perdre serait inéluctable et irréparable, de la force qu'elle m'insufflait, de sa façon de guider ma vie ... elle avait mis beaucoup de choses en place, comme pour préparer le terrain avant de s'en aller, et ça m'avais alerté. Tout ce que j'avais pu faire, c'était d'en apprendre le plus sur elle, sur cette force révélée au grand jour, cette joie et cette quiétude, ce donc de savoir où et comment faire les choses, cette confiance. Je savais que c'était sa façon de me laisser des indices, pour éventuellement retrouver cet équilibre.
A ces pensées je me stoppais net, elle continuais de détaler au loin , ne fus plus qu'un point. Mes reflexions ainsi assemblées venaient de m'apporter un élément nouveau. On aurais pu voir ça comme si c'était moi qui était partie. Que j'avais un monde à découvrir seule, des reflexions à aboutir, de choses personnelles à acquérir, et me laisser de tels souvenirs c'était me donner le chemin de retour à la maison quand je me serais promenée assez loin.
Aussi ce n'était pas elle qui était revenue, c'était moi.
En une fraction de seconde elle saisit ma soudaine compréhension et me caressa la joue. Ses yeux noisettes brillaient sous le lever de soleil naissant. Son visage s'approcha, l'ârome de sa peau, l'odeur de ses cheuveux, le goût de sa présence.
Nos lèvres unies elle réintegra son dû, mon corps.
La force qu'elle m'offrit me guida sur le champ, les idées si claires et arrêtées, si parfaites qu'elles n'auraient besoin d'aucun changement.
Tout s'éclairait une nouvelle fois, et je partais enfin complète à l'assaut de ce monde.
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# Posté le vendredi 30 janvier 2009 16:12

on reste seuls le soir

et toi donne moi donne moi

c'est pas facile de savoir pourquoi

pas facile pas possible de compter sur soi



desfois je me dis je veux voyager
souvent j'ai en ... j'ai envie de rester là
souvet j'ai envie de t'embrasser
c'est rare quand je souhaite que tu sois pas là

elle est vieille mon histoire
je suis pas le premier à penser ça ...


c'est pas facile de savoir pourquoi. (Louise attaque - Cracher Nos Souhaits)



depuis que Talotte dors en t-shirt, elle rêve qu'elle gravit 400km de montagne
depuis que Talotte met une photo de lion sur msn et qu'elle découpe des paquerettes en projet pro, elle rêve qu'elle habite dans un champignon géant avec des coloriages de félin sur toutes les portes et les cuvettes de chiottes (pratique)
depuis que Talotte est en partiel, elle cherche de quoi se distraire, et se trouve bien impuissante
depuis que Talotte vit à Rouen, elle se trouve le nez plus petit, transpire moins et arrose son bonzaï tous les soirs
depuis que Talotte a des copains, elle oublie toujours comment c'est d'être célibataire
depuis que Talotte a 18 ans, ha non rien de spécial
depuis que Talotte est anémique, desfois elle se casse la gueule en traversant ces 15m² pour aller au toilette parcequ'elle sent plus ses jambes
depuis que Talotte est migraineuse, elle parle aux oiseaux
depuis que Talotte vit seule, elle se plaint mais dit rester fière
depuis que Talotte a des amis, elle se dit que c'est tout est vachement plus compliqué
depuis que Talotte veut faire ingénieur, elle a hate de se sentir utile pour la planète
depuis que Talotte écrit des blogs, elle parle (presque) que d'elle
depuis que Talotte tente des trucs, ça foire toujours parceque ça va jamais
depuis que Talotte reste trop longtemps seule dans sa chambre/studio elle s'invite des histoires de série américaine avec sa vie (" jamais je ne te déshériterais puisque ....j'en ai fait la promesse à ton jumeau décédé il y a 2ans dont tu ne connais pas l'existence puisqu'en fait tu es amnésique depuis que tu l'as vu s'empaler sur le grillage du jardin ...")
depuis elle ne sait pas quand, Talotte confond des mots comme "s'invite" et "s'invente" cf phrase ci dessus
depuis que Talotte veut être rebelle, desfois elle fait pipi dans la douche, ou sinon elle fume des cigarettes au chocolat ou sinon elle saute des repas
depuis que Talotte se trouve plus panda que écureil, elle dort beaucoup plus
depuis que Talotte est à la fac, elle manque d'amis (donc d'une vie complexe)
depuis que Talotte se couche à minuit, elle a uplever son temps de constatation de l'injustice de ce monde
depuis que Talotte écoute de la musique, elle garde toujours l'impression de l'ambiance de la première écoute
depuis que Talotte a les cheveux longs, elle penche toujours un peu la tête sur les côtés pour se dire qu'ils le sont encore plus
depuis que Talotte a un ordi, elle ne lit plus (sauf Harry Potter et Les Enfants De La Terre)
depuis que Talotte ne regarde plus la télé, elle ne comprend plus rien aux débats socio/culturels/politique/moi-j'ai-mangé-du-poisson-le-jour-de-la-date-de-péromption ( envoyez vos témoignages à Giselle au 0800 123 456 789)
depuis que Talotte a une bouillote-enfant-nounours-coeur-rouge-i-love-you, elle lui parle mais ne l'utilise jamais
depuis que Talotte mange du nutella, elle finit beaucoup plus vite ces petits pains au lait
depuis que Talotte va sur facebook, elle rêve de mettre la phrase précedente en pseudo mais n'assume pas
depuis que Talotte regarde plus de drama , elle se sent un peu coupable de même pas dire merci à ceux qui les mettent en ligne et soustitrent par flemme de créer un compte dailymotion
depuis que Talotte touche des APL, elle se sent poids pour la société mais n'ose toujours pas envoyer son cv à monoprix depuis l'aventure super u
depuis que Talotte croit qu'elle se met à philosopher à 1h du mat, en fait non elle parle juste de trucs futiles et regrette la belle époque des vraies choses à raconter avec un avis et des arguments à l'appui
depuis que Talotte a eu 20,5 en maths elle se sent aussi fière que la dernière fois en 3ème en techno sur le sens de rotation des aiguilles d'une horloge de bureau en papier recyclé et d'avoir sauté une classe
depuis que Talotte a fait le 1er stage bafa, elle se dit qu'il faudrait bien penser au 2ème parcequ'on y apprend plein de trucs, mais alors faut demander à Maman comment on fait et nan merci j'ai ma fierté je suis une adulte responsable et indépendante maintenant
depuis que Talotte aime la minéralogie, elle trouve beaucoup de trop de choses isométriques
depuis que Talotte vit loin de tout et a envie d'escapades bucoliques, elle essaye de se motiver pour s'inscrire à une auto-école, d'avoir un job , de l'argent, une voiture qui pollue, de l'essence à payer, des accidents, des gens qui vomissent sur la banquette arrière

depuis que Talotte écrit cet article, elle s'imagine vos réactions ou votre indifférence, et pour l'effort que ça m'a pris de vous avouer tout ça ben ça me vexerai un peu mais ça a l'air d'être mon rôle sur terre : ne rien faire et/ou encaisser des échecs au cas où t'aurais quand même essayer quelque chose pour sortir du cercle vicieux


Guten Art ( depuis que Talotte se sent polyglotte, elle tente d'insérer subrepticement du semblant d'anglais, espagnol, japonais, taiwanais, chinois, allemand,suédois ou autre dans ces tentatives d'expression )
on reste seuls le soir
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# Posté le jeudi 22 janvier 2009 19:17

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 19:27